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Patrimoine architectural religieux

Le patrimoine architectural de Riec-sur-Bélon est digne d’un grand intérêt et comprend l’église Saint-Pierre au cœur de la ville ainsi que cinq chapelles disséminées sur la commune.

La chapelle Notre-Dame de Trémor (XVIème siècle)

Chapelle de Tremor

Située au bord de l’Aven dans un site boisé remarquable (site inscrit), elle fait face au Château du Hénan. Cette chapelle est le lieu de dévotion des marins. Jusqu’aux environs de 1950, une procession quittait le bourg, le jour du pardon à la Pentecôte, pour rejoindre l’édifice religieux. La chapelle conserve deux bateaux de procession, des ex-voto. Son plan est rectangulaire et possède un chevet plus étroit que le reste de la construction. Une inscription disparue indiquait : "Philibert le Ioaf fabrique ceans/Fit fere ceste vitre/L’an 1561". Un vitrail flamboyant, situé au chevet, est orné des blasons de Guer et de Quélen, témoignage de l’union des deux familles.
Elle renferme notamment des statues anciennes.
Le pardon a lieu le lundi de Pentecôte

La chapelle de Trébellec - XVIème siècle -

Chapelle de Trebellec

Selon la tradition orale, la chapelle latérale de l’édifice serait la chapelle de Kernézet reconstruite. La similitude architecturale de cette partie nord avec la nef donne à penser cependant qu’elles ont été édifiées à la même époque. Le chœur à chevet plat est séparé de la nef par un arc diaphragme. Un fragment de vitrail, dans le remplage de la fenêtre maîtresse, représente un blason en quatre quartiers et un fenestrage du côté sud s’ouvre en fleur de lis. la charpente a perdu son lambris ; trois entraits engoulés subsistent dans l’aile nord. Sous le clocher à flèche gothique, s’ouvre une porte à accolade avec fleurons et pinacles. Une autre porte de style flamboyant donne à l’ouest sur la chapelle latérale. Une clôture de chœur à balustres et des stalles du XVIIIe siècle entourent un autel en pierre de taille. Jusque vers 1960, un pardon aux chevaux s’est tenu autour de la chapelle.
Pardon le 4ème dimanche de juin

La chapelle Saint Léger - XIXème siècle - Granite et moëllons

La Chapelle de St Leger

Deux chapelles existaient avant 1850, à l’endroit où se dresse l’actuelle chapelle : l’une connue sous le vocable de Saint-Léger (évêque d’Autun), la seconde sous celui de Notre-Dame des Grâces. Elles étaient rès proches l’une de l’autre, séparées par le ruisseau qui s’écoule de la fontaine Notre-Dame des Grâces dont elles étaient très proches, comme le témoigne un tableau de Lalaisse. Cette fontaine est devenue de fait aujourd’hui la fontaine de Saint-Léger. En réalité la véritable fontaine se trouve dans le parc du château de La Porte-Neuve à environ cinq mètres de là. La chapelle actuelle, reconstruite avec les matériaux des deux édifices, est en forme de croix latine. Des fenestrages des XIVe et XVe siècles ont été remployés.
Au début du siècle, deux pardons, un, le plus important, le deuxième dimanche de juillet, l’autre en septembre, attiraient la foule de pèlerins qui venaient en procession du bourg de Riec-sur-Bélon.
Quand le pardon de Saint-Pierre, au bourg, sera institué le premier dimanche de juillet, la fréquentation baissera. Maintenant, seul celui de juillet perdure. La procession à la fontaine de Saint-Léger, dans le parc de la Porte-Neuve qui n’était ouvert qu’à cette occasion, a aussi disparu.
Comme pour beaucoup de pardons elle se déroule autour de l’édifice. Saint-Léger est invoqué pour soulager les douleurs, les plaies aux jambes et pour venir en aide aux enfants qui tardent à marcher, d’où la quantité d’ex-votos dans la chapelle sous forme de cannes, béquilles et figurines en cire représentant des jambes d’enfants.
Pardon le 2ème dimanche de juillet

La chapelle Sainte Marguerite - XIXème siècle -

Chapelle Sainte Marguerite

La statue de Sainte Marguerite est antérieure à l’édifice et forme le pendant d’une Vierge à l’Enfant. Les mains jointes, la jeune fille, portant une ceinture dorée, terrasse un dragon. Si le symbole du dragon se justifie par la lutte du personnage pour défendre sa virginité, l’autre est beaucoup plus ésotérique malgré la dévotion populaire des futures mères. Sainte Marguerite aurait ainsi par son intercession facilité l’enfantement sans douleur. Originaire de Turquie, fille d’un maître des Idoles, elle fut initiée par sa nourrice à la foi chrétienne et dénoncée par son propre père lors de la persécution de l’empereur romain Dioclétien vers 303. Marguerite, refusant l’apostasie, a la tête tranchée après de longues tortures. Au cours du XIIe siècle à l’occasion des croisades, le culte de Sainte Marguerite passe d’Orient en Occident où il recueille rapidement la même ferveur.
Pardon le 3ème dimanche de juillet

La chapelle Saint Gilles - XIXème siècle -

Saint-Gilles est l’une des rares chapelles édifiées par l’architecte Joseph Bigot à l’emplacement d’une chapelle plus ancienne, vendue comme bien national à Souffez. En forme de croix latine, de style néo-gothique, beaucoup plus importante que la précédente, qui tombait en ruine, elle est à l’étroit à cet emplacement. Les époux Carrer de Baye, propriétaires des terres de Kervengar où elle se situe, avaient pourtant cédé dix ares de terre pour l’agrandir. Saint-Gilles est un saint peu honoré en Bretagne. Ermite, originaire de Provence, il est surtout connu par sa légende. La biche, sauvée miraculeusement par lui est représentée à ses pieds. Le pardon a lieu le premier dimanche de septembre et un dicton breton prédit : Deverzh pardon Sant Jili, Ma degouezhet ar vo goanv, ba Toull-nor an ti, ce qui signifie que " le jour du pardon de Saint-Gilles, l’hiver arrive à la porte de la maison".
Pardon le 1er dimanche de septembre

L’église Saint-Pierre (XVIIIème et XIXème siècle)

Elle a été construite en partie en 1771 (chœur et nef) à l’emplacement d’une église plus ancienne. La façade occidentale, le clocher et la nef rallongée de deux travées ont été édifié un siècle plus tard. L’ensemble est en forme de croix papale. Le clocher ajouré est flanqué d’une tourelle au sud avec un escalier qui permet l’accès à la chambre des cloches. A l’intérieur, se trouve une piéta en bois de chêne polychrome et un Christ vêtu d’une tunique brune. Sur le placître, vous remarquerez la stèle gallo romaine. Le pavage de la partie à l’ouest est en partie constitué par les pierres tombales de l’ancien cimetière.

 
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