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Les manoirs

Le château de la porte neuve – XVe – XVIe - XIXe siècles - Granite et moëllons

Le château de la porte neuve Le château est établi sur un site gallo-romain. Ses plus anciens habitants connus sont les Morillon, famille originaire du Poitou dont on retrouve la trace en 1298. Par mariages successifs, elle deviendra de Guer en 1445 et de Pontcallec en 1598. Le domaine demeure dans la famille jusqu’en 1797, soit cinq siècles. Le plus célèbre d’entre eux Alain de Guer fut fait marquis de Pontcallec par le roi Louis XIV (1628 - 1702).
Armand de Malestroit De Bruc, fils adoptif du dernier Pontcallec verra la fin de la saisie sur le domaine en 1811. Il vendra La Porte-Neuve en 1834 aux frères Arnaud, riches armateurs nantais. En 1860, Aglaë Arnaud, qui a hérité de la propriété, épouse Anatole de Brémond d’Ars marquis de Migré. C’est cette famille qui reste associée au château de La Porte-Neuve dans la mémoire des riécois. En 1924, le château et la ferme deviennent propriété du Docteur Henriquet, et la plupart des domaines congéables sont vendus aux domaniers. En 1968, le château abandonné depuis cinq ans devient centre de vacances de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale qui le remet en état.
Aujourd’hui, La Porte-Neuve conserve sa cour fermée avec une entrée comprenant porte charretière et porte piétonne. A l’intérieur on découvre le puits dont la margelle de pierre est surmontée d’une structure en fer forgé. Au fond, le logis se compose de deux parties, toutes deux orientées au nord-ouest dans la caour (les façades sud-est ont été profondément modifiées). A droite, le logis du XVe siècle (construit par Yvon de Guer) avec sa tour d’escalier, la seule porte était à l’origine celle en ogive, à gauche de la tour. A gauche, l’extension du logis au XVIe siècle avec ses deux portes et ses deux lucarnes de pierre au gable (la pointe d’une lucarne) élancé et comportant chacune un blason se référant respectivement aux familles de Guer et Ploeuc.

Manoir de Trediec - XVe siècle - Granite

En 1426, le manoir de Trédiec appartient à un métayer noble, puis devient, en 1536, la propriété de Alain Du Dresnay, seigneur de Trédiec. En 1784, Pierre Anne Amelin de Cadeville, chevalier seigneur de Trédiec et autres lieux, demeure en son hôtel à Morlaix. Il possède de nombreuses terres à Baye, Riec, Moëlan et autres lieux. Mais son séjour au manoir de Trédiec, alors probablement restauré, reste incertain. Le seigneur Amelin de Cadeville émigre en 1792 et son mobilier est vendu en 1794. Les seigneurs de Trédiec étaient vassaux de Tinténiac de Quimerch à Bannalec, mais au XVIIe siècle, ils sont devenus les seigneurs prééminents de la paroisse de Baye. Du manoir d’origine, il reste un pan de muraille avec une échauguette ruinée dans l’angle, ainsi que les restes d’une cheminée monumentale à l’intérieur. La chapelle reconvertie tardivement en grange est en ruine. Le corps de logis comporte en étage et la toiture en ardoise n’atteint pas le haut du pignon ouest, attestant la présence initiale d’un toit de chaume.

Manoir début du XVIe siècle - Granite - Keraoret

Le manoir attesté au XVe siècle, et reconstruit au début du suivant, est le type même de la petite maison noble, simple longère flanquée d’une demi-tourelle d’escalier, depuis ruinée, que seuls quelques éléments décoratifs différencient des tenues roturières : portes à congés, quelques accolades, fenêtres à meneaux, cheminée de granit à corbeaux sculptés. Au rez-de-chaussée se situent une salle et une cuisine, l’étage comprend trois chambres, dont une à feu. Au XVIIe siècle, l’ensemble est converti en exploitation agricole. Son foncier appartient à Jacques Briant de Bothuéle, avocat et procureur de roi à la cour de Quimperlé. Son domanier est alors Barthélémy Ollivier. Bientôt, des portes condamnées par des moellons divisent la demeure en deux entités. Au sieur Bothuélen a succédé son fils, Jacques Bonnaventure, sieur de Crecharo, puis du Stang. Ses descendants sont encore proprkiétaires fonciers au milieu du XIXe siècle.

Manoir du belon - XVIIIe siècle

Au bord d’un site maritime et ostréicole, ce manoir était à l’origine un rendez-vous de chasse pour les seigneurs de Quimerch à Bannalec. La cuisine date du XVe siècle. Au XVIIIe siècle, les Tinténiac, héritiers par mariage des Quimerch, édifient le corps du logis au sud en pierres blanches, venues des régions de la Loire. Alphonse de Tinténiac, propriétaire du manoir à la révolution, est un chef de la chouannerie. Il trouve la mort en 1795 à Coatlogon et ses biens sont confisqués, la propriété est vendue comme bien national. En 1806, elle est rachetée par un ancien officier breton. Son neveu en hérite. A la fin du XIXe siècle, une tour est construite à l’ouest, donnant son aspect définitif à la façade classique.

 
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